Candy Sangare portera les couleurs de la France lors des championnats du monde de dégustation de vin, organisés à Châteauneuf-du-Pape et au Palais des papes d’Avignon. Un sacre qui couronne un parcours singulier, entre cabines d’avion, ateliers d’œnologie et passion pour les terroirs de l’Hexagone.
Candy Sangare, une ambassadrice du vin français en route pour Avignon
Le 16 et 17 octobre 2026, Candy Sangare défendra le pavillon tricolore lors d’une compétition internationale où se mesurent les meilleurs palais du monde. Sacrée championne de France de dégustation avec sa coéquipière Pauline Monclus, elle aborde ce rendez-vous avec la même rigueur qui l’a menée des concours de vin régionaux jusqu’à la consécration nationale.
Ce titre, décroché lors d’une finale qui regroupait trente-et-une équipes françaises et belges à Santenay, n’a rien d’un hasard. Les deux femmes ont survolé les débats face à des champions du monde en titre, dans une sélection de vins volontairement piégeuse. Une démonstration de maîtrise qui a impressionné le cercle fermé des championnats du monde de dégustation.
De l’hôtellerie de luxe à la dégustation à l’aveugle : un parcours singulier
Ancienne hôtesse de l’air pour une grande compagnie française, Candy Sangare a longtemps parcouru le monde avant de se poser dans le Vaucluse. C’est en 2020, alors qu’elle se reconvertit dans l’hôtellerie, le luxe et la gastronomie, qu’elle découvre l'univers du vin. Un flyer trouvé à l’office de tourisme d’Avignon la lance sur une route des domaines viticoles, et la passion s’installe immédiatement.
Pour structurer son apprentissage, elle obtient la certification WSET, référence internationale en œnologie, puis celle de l’EVS, un centre de formation agréé. « Je ne veux ni être œnologue, ni sommelière », précise-t-elle. Son objectif est ailleurs : comprendre les vignerons, leurs gestes, leurs parcelles, et partager cette connaissance. Ce goût du terrain la distingue et nourrit son ambition d’ambassadrice du vin français.
Un championnat du monde au cœur de Châteauneuf-du-Pape et du Palais des papes
L’événement, piloté par La Revue du vin de France, réunit 40 équipes internationales composées de professionnels de la dégustation, de vignerons, de médias et de partenaires. Pendant deux jours, les épreuves se déroulent entre les appellations de Châteauneuf-du-Pape et l’espace Jeanne-Laurent du Palais des papes, un écrin patrimonial qui ajoute une dimension solennelle à la compétition.
Pour Candy Sangare, représenter la France ici, dans la cité des papes, possède une résonance particulière. C’est en effet dans cette ville qu’elle a vécu ses premières émotions œnologiques, en visitant les domaines avec ses deux teckels nains, Violette et Vanille. Une boucle bouclée, qui transforme cette compétition internationale en événement personnel.
Une épreuve exigeante où la connaissance des terroirs fait la différence
La dégustation à l’aveugle ne laisse aucune place à l’à-peu-près. Les candidats doivent identifier cépage, appellation, millésime et parfois même le domaine, sur des échantillons soigneusement sélectionnés. Une discipline qui requiert une mémoire sensorielle affûtée, une concentration absolue et une capacité à verbaliser les arômes avec justesse.
Les sélections proposées lors des finales françaises ont démontré que la difficulté ne se limite pas à la diversité des crus, mais aussi à la subtilité des assemblages. Or, c’est précisément sur ce terrain que Candy Sangare excelle. Sa méthode de dégustation, calquée sur les exigences du WSET, lui permet de canaliser son odorat et son savoir dans un raisonnement structuré, atout décisif face aux équipes les plus expérimentées.
L’ambassadrice d’un art de vivre à la française
Au-delà de la performance sportive, Candy Sangare incarne une certaine idée de l’élégance française. Son entreprise, Art de Vivre by Candy, organise des expériences gastronomiques dans des lieux prestigieux, aux côtés de grands chefs renommés, pour valoriser la culture culinaire et viticole de l’Hexagone. Une démarche cohérente avec son parcours d’hôtesse de l’air : « Faire découvrir la culture française à travers le monde », résume-t-elle.
Cette vision holistique de la gastronomie explique pourquoi elle refuse de s’enfermer dans une étiquette professionnelle unique. Sa force réside dans cette capacité à circuler entre les mondes, des salons d’aéroport aux chais des vignerons, avec une aisance déconcertante. Elle incarne ainsi une nouvelle génération de dégustatrices, à la fois technique et sensible, qui bouscule les codes du microcosme du concours de vin.
Voici les clés de sa réussite, telles qu’elles ressortent de son parcours méthodique :
- 🍇 Un apprentissage certifié, avec la double compétence WSET et EVS, pour allier théorie et pratique
- ✈️ Une expérience internationale acquise comme hôtesse de l’air, utile pour appréhender les attentes d’un public mondial
- 📍 Un ancrage local assumé, du Vaucluse à Châteauneuf-du-Pape, qui lui permet de connaître les terroirs dans leur intimité
- 🍷 Une philosophie de partage, qui privilégie la rencontre avec les producteurs plutôt que la seule performance technique
- 🐾 Une constance rassurante, avec ses deux teckels Violette et Vanille, qui l’accompagnent et gardent son esprit libre
À quelques semaines du rendez-vous mondial, la dégustatrice avignonnaise incarne une forme d’excellence accessible, composite et profondément humaine. Un état d’esprit qui pourrait bien faire la différence face aux grandes nations viticoles, toutes réunies sous le regard bienveillant des papes et de leurs pierres dorées.

Ancienne cuisinière, passée par un bistrot lyonnais puis par la pâtisserie japonaise à Paris. Elle a fait du matcha sa boussole éditoriale, avec une règle simple : chaque recette est testée deux à trois fois avant publication.
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